Voilà comment j’ai décidé de donner du sens à ma vie

18 mars 2022

Silence sur le plateau ! Générique ! « Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue dans Bourdin Direct, je reçois aujourd’hui Emmanuel Macron, Conseiller du Président Hollande… ».

Tous les jours de 7h à 21h, les journées d’enchaînent entre les différentes émissions dans les antennes radio, TV et online. Les confs de Rédac, les briefings, les Lives, les Alertes Infos, cela ne s’arrête jamais.

 

Je m’appelle Nicolas, j’ai 32 ans, 3 enfants de moins 5 ans et la chance d’avoir une femme formidable. Dans tous mes postes, je devais à chaque fois partir de pas grand-chose, tout construire et en faire un succès. C’est cela qui me fait vibrer. Tout avait commencé chez 20minutes.fr. La marque était devenue après 4 années de travail acharné avec les équipes et la Rédaction, un media d’informations référent sur internet et les réseaux sociaux

 

Je proposais alors de lancer un nouveau projet… plein de sens. Un site de don d’objet entre particuliers, son nom : Quileveut.fr. A chaque don d’objet, la personne bénéficiaire pouvait effectuer un don pour un pool d’associations caritatives portées par le site Web. En quelques mois, une croissance exponentielle, alliant revenus et trafic d’audience. Seulement, ce succès suscite des jalousies. Un acteur de notre Groupe ne voyait pas du tout d’un bon œil, ce succès, son nom Leboncoin.fr. Les actionnaires décident de tuer le projet ! Je suis anéanti, je découvre, vous savez cette sensation quand on est salarié de se donner à fond …pour rien.

 

L’idée alors de me lancer et de remonter Quileveux.fr seul, devient une option. Une option si forte que je cherche quelques investisseurs en love money. En plein montage du projet, je suis contacté par le Groupe NextradioTV (BFMTV, BFMBusiness, RMC, RMC Sport, RMC Découverte…). Ils me proposent une opportunité que beaucoup ne pourrait refuser : renouveler ce que j’avais réussi à faire chez 20 Minutes avec un salaire démultiplié.

 

Pour ces raisons, qui ne sont pas forcément de bonnes raisons pour certains, j’ai dit oui et je suis resté dans le salariat. Notre vie familiale continue de se construire, nous achetons notre maison et vivons très confortablement. Je réussis avec mon équipe, au bout de 2 ans, à transformer les antennes et les équipes journalistiques des 6 marques, les marques sont devenues Omni-canal et puissantes. Sauf que …. je suis épuisé. Je subis une pression énorme et j’ai un rythme de travail tel, que je tourne à la vitamine C quotidiennement.

 

Nous sommes mi-août, cela fait 2 mois que nous avons emménagé dans notre maison avec des remboursements mensuels importants, je gagne extrêmement bien ma vie ! Pourquoi changer ?

J’annonce en plein milieu des vacances, à mon épouse que je vais arrêter. Je me perds et cela n’a plus de sens de travailler ardemment près de 10 heures par jour pour un contenu qui meurt au bout de 2 heures !

Elle a alors la plus belle des réactions, elle me répond, « je serai toujours avec toi si tu considères que c’est le meilleur choix. ». La vie est parfois bien faite, une rencontre me propose de monter une boite ensemble. Une idée folle, engager les marques pour créer de l’impact social en collectant des dons lors du shopping.

On se lance ensemble, je ne voulais pas être seul. Enfin, un projet pour lequel je vais mettre toute mon énergie, qui a du sens, qui a un impact positif et qui me permet de me réaliser. On ne maitrise pas tout mais on est convaincus que nous allons réussir. Allez, on se lance ! Je monte ma boite et devient indépendant. Mais ce que l’on ne sait pas et que l’on ne dit vous pas quand on lance sa boite ; c’est que personne ne vous appelle. Je m’envoyais des e-mails pour vérifier que ma boite fonctionne.

 

Construire un réseau, cela prend du temps et de l’énergie. Je me suis investi à fond à créer des contacts, des prospects, toutes mes rencontres étaient un prospect ou un prescripteur. J’ai travaillé dur pour générer du « pipe » et signer des contrats.

La vie d’entrepreneur est riche de rencontres, de succès, d’échecs, j’ai frôlé la faillite 2 fois, j’ai eu des nuits très courtes, des journées de travail très longues, des week-end à travailler, ne jamais vraiment décrocher… Je n’ai rien lâché !

J’ai aujourd’hui 41 ans, 3 enfants ados et une femme toujours plus formidable qui est mon 1er associé. Je suis toujours avec mon associé sur mon 1er business et suis désormais impliqué dans plusieurs projets simultanément avec des gens formidables, tous différents les uns des autres.

Chacun me nourrit énormément intellectuellement, je donne le meilleur de moi-même sur chacun, sans compter mon temps.

Vous savez quoi ?  Je n’ai jamais été aussi épanouie de ma vie.

Habituellement, on fait sa crise vers 40 ans, je l’ai faite à 34 et je n’ai aucun regret de vivre l’entreprenariat et désormais, je vis la vie quotidiennement comme une opportunité. Quand on a gouté à cela et qu’on se donne les moyens de réussir, on ne fait plus marche arrière vers le salariat.

« Coupez ! »

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